Le scandale du « domain spoofing » sur les ad exchanges : le cas du Financial Times

septembre 29, 2017

 

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Encore un scandale dans le domaine de la publicité programmatique: le Financial Times déclare à la presse spécialisée avoir trouvé de l’inventaire display et vidéo identifié comme étant FT.com sur, respectivement, 10 et 15 ad exchanges reconnus du marché. Or, le journal met son inventaire à disposition des acheteurs sur seulement deux places de marché, à savoir Google AdX et TrustX, sans compter qu’il ne propose même pas de l’inventaire vidéo.  L’information est donnée par Digiday.

FraudeMême si les analystes reconnaissent que le domain spoofing « est probablement la fraude la plus insidieuse, la plus lucrative et difficile à détecter » (comme l’indique l’état des lieux très complet de la fraude publié récemment par le CPA en France, voir ici), cette situation honteuse, si elle est avérée, discrédite le marché du programmatique tout entier… Ce dernier met souvent en avant le fait de compter sur des solutions hyper efficaces de lutte contre la fraude, qui font d’ailleurs fortune…

Surtout, cela se découvre au moment où l’industrie cherche à mettre en place des mécanismes globaux de lutte contre la pratique de l’usurpation de domaine, à l’instar de la solution ads.txt (voir ici), qui visiblement a encore du chemin à faire… surtout si l’on se souvient que le Financial Times l’a adoptée.

Le Financial Times estimerait à US$ 1,3 million le montant de l’inventaire vendu de manière frauduleuse. « L’ampleur de la fraude que nous avons trouvée est extrême », a déclaré Anthony Hitchings, le directeur des opérations de publicité numérique du FT, selon ce que nous reporte Digiday. « L’industrie continue de perdre des budgets de marketing dans ce qui est essentiellement du crime organisé », aurait-il conclu.

Jessica Davies, l’auteure de l’article sur Digiday, rappelle que le FT ne met que très peu d’inventaire sur les ad exchanges, le montant commercialisé de manière programmatique comptant pour 5% de ses recettes publicitaires. Imaginez donc la situation de ces éditeurs qui y sont bien plus massivement représentés.

 

LUL

(Images: Shutterstock.)