L’impact des bloqueurs de publicité mesuré par The New York Times

octobre 6, 2015

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L’utilisation de logiciels servant à bloquer les publicités réduit la quantité de données téléchargées par les appareils mobiles et donc le temps de chargement de la page. Cela est vrai mais pas tout le temps, tout dépend du type de publicité qui y est affiché et de l’usage qu’en font les éditeurs. Une étude comparative sur 50 sites d’infos réalisées par The New York Times montre que les bénéfices de ces logiciels est réel mais très variable selon le site étudié. L’étude a pris en compte 10 visites sur chaque site à partir d’un iPhone 6 en se servant de trois logiciels différents : Purify, Crystal et 1Blocker.

Les avantages peuvent parfois en effet être considérables : non seulement le lecteur se servant d’un bloqueur de publicités rend la navigation beaucoup plus fluide, comme il ne se trouve pas menacé de payer des coûts additionnels à son opérateur de téléphonie mobile pour le volume de données qu’il consomme. N’oublions pas que les opérateurs peuvent facturer les mobinautes au-delà d’une limite de quantité de données téléchargées qui varie beaucoup d’un forfait à un autre. De plus cela peut favoriser la durée de vie de la batterie, quoique l’impact est considéré moins significatif sur ce point. D’après cette étude, plus de 50% de données téléchargées sont dues à la publicité et d’autres contenus communément bloqués par les logiciels de blocage.

Les résultats pour certains sites sont assez impressionnants. Sur boston.com, par exemple, les analystes ont observé que l’utilisation d’un logiciel bloquant les publicités a baissé de 16,3 Mo à seulement 3,5 Mo la quantité de données téléchargées, réduisant de 33 à 7 seconds le temps de chargement de la page.

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Pour d’autres, en revanche, il n’y a presque pas d’impact, cas du theguardian, où le temps de chargement est demeuré le même avec et sans logiciel de blocage. Le même phénomène a été observé sur msn.com. Par ailleurs, d’autres sites, comme The New York Post, peuvent être longs à charger non à cause des publicités mais des images qui servent à illustrer les articles. Là aussi l’effet du logiciel de blocage est moindre.

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Si le débat sur cette question reste ouvert et plus d’actualité que jamais, on peut facilement conclure en lisant ces résultats que l’éditeur devra se servir de deux tactiques principales pour résister à l’épreuve des logiciels bloqueurs de publicités : utiliser des solutions publicitaires légères et ciblées « qui fassent sens » pour ses lecteurs et sensibiliser ceux-ci à l’importance de la publicité pour le financement d’un contenu de qualité. À un moment où les budgets des annonceurs dédiés à la publicité vidéo se multiplient et où le développement des formats vidéo in-page ou out-stream bat son plein, cela semble être un nouveau casse-tête à résoudre…

Lire ici les détails de l’étude et ici l’article la présentant.

 

LUL

 

(Images : « The cost of mobile ads on 50 news websites », New York Times.)

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