Vidéo: Les modèles économiques et l’engagement des audiences passés au crible (étude)

juillet 12, 2016

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Permettre aux éditeurs de contenu vidéo de comprendre les différences de profils, comportements et attentes des audiences selon que leur modèle économique est basé sur l’abonnement ou sur la publicité. C’est aussi ce que propose la plateforme de publication et de monétisation vidéo Ooyala avec son « Global Video Index » pour le 1er trimestre de l’année.

« Les résultats de l’étude font apparaître une forte corrélation entre la longueur des contenus et l’engagement dans chaque modèle, et donc des opportunités pour les éditeurs d’adapter leur stratégie de monétisation en conséquence », indique un communiqué. En gros cela veut dire que :

– les formats longs, privilégiés dans les modèles par abonnement, se consomment plus volontiers sur les télés connectées et sur les tablettes, tandis que les Ooyala_Q12016_1formats courts, plus souvent monétisés suivant un modèle d’insertion publicitaire, sont beaucoup plus vus sur les smartphones et les ordinateurs ;

– ceci dit, lorsque l’analyse réunit toutes les variables (modèle économique, type d’appareil et longueur), les résultats indiquent un engagement quasi identique entre les petits et grands écrans. Les utilisateurs de vidéos monétisées avec la publicité passent 55 % du temps sur un PC, à l’inverse des adeptes des services par abonnement, qui sont 55 % du temps sur un mobile. « Cela donne à penser que les services SVOD [par abonnement] sont des expériences plus personnelles et, donc, plus adaptées à un appareil personnel. »

– il est très difficile de trancher entre l’un et l’autre modèle économique. La tendance est de privilégier des modèles hybrides, où abonnement et publicité peuvent se côtoyer pour « atteindre un maximum de clients potentiels des toutes les manières possibles ».

Par ailleurs, l’étude d’Ooyala indique que l’audience sur mobiles représente 48 % de l’ensemble de l’audience en ligne, soit une progression de 14 % sur 2015 et 129 % sur 2014. Près d’une vue mobile sur cinq (18 %) s’effectue sur une tablette, confirmant un troisième trimestre consécutif de croissance pour les audiences sur tablettes.

Engagement

L’étude d’Ooyala se penche également sur les tendances, les causes et les solutions des taux d’abandon des vidéos. Quelle que soit la longueur de la vidéo, indique l’étude, les visiteurs ont tendance à abandonner le visionnage au bout de 70 % à 95 % suivant l’équipement utilisé et la durée du contenu.

Il est intéressant de noter que les abandons sont plus rapides sur PC que sur mobile, indépendamment de la longueur de la vidéo. Pas de surprise, les formats courts sont les plus longuement regardés (de 90 % à 95 %).

Ooyala_Q12016_2L’étude conseille fortement à évaluer le comportement des utilisateurs pour qu’il soit possible de prévoir le point le plus probable d’abandon d’un visionnage afin de placer avant ce moment-là les recommandations de contenus et les publicités.

Programmatique

La plateforme supply side (SSP) d’Ooyala – Pulse – a enregistré une hausse de 22% du volume de contenus premium disponibles et de 74% des impressions publicitaires entre le dernier trimestre 2015 et le premier trimestre de l’année avec une hausse moyenne des CPM de 13% sur les places de marché privatives « ce qui est remarquable dans la mesure où les CPM ont généralement tendance à baisser au 1er trimestre ».

L’étude « Global Video Index » pour le 1er trimestre 2016 est basée sur l’analyse d’informations issues de plus de 3,5 milliards d’événements analytiques vidéo par jour et de 220 millions de visiteurs à travers le monde.

LUL

(Images : « Global Video Index », 1er trimestre 2016.)

 

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