Verification stripping : la fraude se sophistique

novembre 7, 2017

fraude

SpotX et DoubleVerify ont récemment mis au jour une nouvelle forme de fraude publicitaire encore insoupçonnée jusque-là, qu’ils ont appelée « verification stripping ».

Selon la société de ad verification, cette nouvelle méthode pourrait représenter jusqu’à 10% des pics de fraude détectés. Le principe de ce « déshabillage » est simple : le fraudeur empêche l’appel du pixel de vérification par l’adserver, au moyen de bots ou de malwares. Cela peut selon les cas permettre que le pixel en question ne soit pas appelé du tout, ou qu’il ne puisse correctement renvoyer l’information de vérification, permettant divers types de fraude et notamment le maquillage de domaine.

SpotX et DoubleVerify ont pu détecter l’émergence de cette nouvelle méthode en comparant les impressions mesurées par l’adserver et par le système de vérification, et constatant une différence sensible mais systématique entre les deux. Des poches d’inventaire spécifique, notamment en vidéo, ont été identifiées comme particulièrement susceptibles d’être victimes de ces agissements. Les sociétés ont alors rajouté des trackers et ont pu comprendre précisément où le masquage du pixel initial s’opérait.
Le jeu du chat et de la souris continue entre l’industrie publicitaire licite et les fraudeurs, mais il se sophistique de plus en plus…

Bertrand Pichot, d’après Adexchanger

 

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