L’habillage publicitaire programmatique de Sublime Skinz arrive sur le mobile (interview)

septembre 19, 2016

Mobile Format_SSkinz

La plateforme d’habillage publicitaire programmatique Sublime Skinz vient tout juste de lancer son format pour mobile, travaillant de manière intégrée à la plateforme supply side (SSP) Smart Ad Server pour son réseau d’éditeurs. Une première campagne, démarrée la semaine dernière, est en cours de réalisation. Ad-exchange.fr saisit cette occasion et sa présence sur le salon Dmexco à Cologne pour faire le point avec Marc Rouanet, président de cette ad tech française qui en moins de quatre ans est passée d’un réseau de 30 à environ 1000 éditeurs réunissant 3500 sites internet, et qui s’internationalise à vive allure, avec une présence forte en Europe, aux Etats-Unis, et des activités en Amérique Latine et en Asie.

Marc RouanetPouvez-vous nous dire quelques mots sur ce lancement sur mobile ?

L’habillage sur mobile que nous sortons aujourd’hui a les mêmes qualités que celle sur desktop: c’est un format événementiel, impactant mais non-intrusif pour l’utilisateur. Il ajoute une logique d’engagement au message, avec une bannière haute, une autre basse et un swipe, où l’on retrouve l’équivalent d’un interstitiel mais avec la différence que la page n’est pas du tout recouverte (contrairement à l’interstitiel). C’est un format que nous industrialisons en programmatique et dont les premières résultats sont très encourageants. Ce format va encore évoluer au fil du temps, puisque nous prévoyons déjà de sortir une version vidéo, et d’ajouter un certain nombre d’autres composants qui vont le rendre encore plus sympathique. Mais d’ores et déjà toute une série de choix est donnée à l’utilisateur pour qu’il s’en approprie, comme le fait de voir que l’on va pouvoir « slider », de voir combien de slides il y aura, ou encore l’affichage de petites flèches qui permettent de l’encourager à faire ce mouvement, un plus d’un petit bandeau explicatif, etc. Nous cherchons toujours à nous focaliser sur l’utilisateur, à nous centrer sur l’éditorial, à respecter l’éditeur et à valoriser son inventaire, de façon à le mettre à disposition d’un maximum d’annonceurs, dans un contexte d’effondrement des prix de la publicité ces cinq dernières années. Les voix d’achat possibles sont multiples: au clic, au gré à gré, au CPM, en programmatique, ce dernier représentant la part la plus importante de notre activité.

Vous êtes une plateforme qui travaille essentiellement en programmatique, mais proposez-vous aussi du gré à gré ?

Sur les pays étrangers on est massivement en programmatique. En France c’est un petit peu différent surtout à cause de la loi Sapin, qui dans certaines situations a créé un écosystème extrêmement particulier, puisque l’annonceur doit être facturé par le support (ou la régie qui le gère), ce qui complique les choses en programmatique.

Votre principe est aussi d’avoir un réseau d’éditeurs qui adoptent votre technologie pour proposer de manière industrialisée l’habillage aux annonceurs. Où en est votre réseau ?

Effectivement nous avons ces deux activités: nous proposons la technologie et nous assurons la vente pour nos éditeurs sur l’habillage de site, un processus qui était au départ très compliquée à mettre en œuvre, avant que notre solution ne soit lancée, il y a un peu plus de trois ans. Nous l’avons simplifié, nous touchons  aujourd’hui 3500 sites dans le monde avec en plus la possibilité de cibler les campagnes grâce à l’activation de la data. Nous avons industrialisé un format beau qui garde la mise en forme la plus propre possible.

Dmexco-2016_11C’est très beau en effet, mais ce n’est pas tout à fait vrai que ce n’est pas intrusif puisque souvent l’habillage génère des clics non désirés, par accident, lorsque l’on balade sa souris sur la page, ce qui nous entraîne vers la page de l’annonceur sans nécessairement que l’on ait souhaité le faire. Qu’en dites-vous ?

Il est vrai que ce type d’accident peut arriver, mais je préfère avoir cela que de me voir imposé un interstitiel qui occupe toute la page durant plusieurs secondes et auquel je ne peux échapper. La notion de non intrusivité de l’habillage vient du fait que l’on peut continuer de lire le contenu. D’autre part, pour pallier ce problème nous avons retiré dès le départ une bande de 30 pixels le long de la barre de scroll pour que des clics ne puissent pas avoir lieu. Nous nous étions aperçus que 25% des clics étaient fait le long de la barre de scroll. Nous sommes les seuls à le faire. Cette initiative a baissé sans doute le taux de clics mais nous avons gagné en qualité du clic que nous générons. Notre objectif est de faire des formats extrêmement premium, qui respectent l’utilisateur, l’éditeur et l’annonceur. Ce n’est pas normal d’envoyer du faux clic à l’annonceur.

Une démo est disponible ici.

Propos recueillis par Luciana Uchôa-Lefebvre

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