Les limites de ads.txt

novembre 10, 2017

Tracking, pas.

L’adoption généralisée de ads.txt par de nombreux acteurs publicitaires semble en bonne voie, ce qui semble être une bonne nouvelle dans la lutte contre le détournement de nom de domaine. Néanmoins, de nombreuses limites existent encore à cette initiative de l’IAB.

Premièrement, le fichier ads.txt est un fichier constitué à la main, ce qui rajoute des risques d’erreur notamment pour orthographier correctement les noms de revendeurs autorisés. Et un fournisseur mal orthographié sera injustement banni de la liste.

Deuxièmement, autant l’intérêt du fichier est parfaitement clair pour un éditeur : éviter qu’un tiers ne vende de l’inventaire en détournant sa marque, autant l’intérêt est moins évident côté buy-side. Un DSP par exemple pourrait ne pas réellement filtrer ses achats non ads.txt-compliant, de peur de perdre le revenu correspondant.

Enfin, un jeu de mauvaise foi peut exister autour des formats commercialisés. Ads.txt ne précise pas les formats autorisés à la revente, et un fournisseur uniquement autorisé pour des formats vidéo par exemple se retrouve par le truchement du petit fichier instantanément identifié comme revendeur potentiel de tout l’inventaire de l’éditeur.

Bertrand Pichot, d’après Digiday

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