Le lyonnais vidCoin lance un ad-exchange vidéo destiné aux sites gaming

juillet 23, 2013

2013-07-18_182432Quel est le concept proposé par vidCoin à destination des éditeurs de sites de jeu en ligne ?

Nous avons développé une solution de diffusion de vidéos sponsorisés au sein des jeux sociaux. Ces vidéos virales et/ou publicitaires, ont un format court (15 à 45 secondes maximum) et permettent aux joueurs d’obtenir des récompenses sous la forme de monnaie virtuelle ou de biens virtuels. La diffusion est non-intrusive, car le choix de la publicité et le lancement de la vidéo sont à l’initiative du joueurs. Il faut savoir que plus de 90% des joueurs sont non-payant dans les jeux sociaux, et nous permettons aux éditeurs et aux studios d’accroître fortement leur monétisation, sans pénaliser l’expérience de jeu.

2013-07-18_182546Comment jouez-vous le rôle d’intermédiaire entre l’offre d’inventaire des éditeurs et la demandes des annonceurs ?

Nous avons développé notre propre ad-exchange afin de récupérer des vidéos publicitaires auprès des principaux acteurs de la publicité vidéo. Via un système de RTB, nous proposons aux éditeurs les vidéos ayant les meilleurs RPV (Revenu par Vue) et surtout qui correspondent à leur cible. L’objectif est que le joueur puisse choisir des vidéos respectant son profil et ses caractéristiques. L’annonceur endosse donc un rôle de sponsor tout en s’assurant une forte réceptivité de son message. Les éditeurs sont également gagnants, car ils peuvent accroître leur monétisation sans modifier leur jeu et surtout sans pénaliser l’expérience utilisateur. Ils peuvent ainsi se concentrer sur leur acquisition ou renforcer la rétention de leur jeux.

2013-07-18_182509Vous avez levé en fin d’année dernière auprès de Kima Venture, comment avez-vous utilisé cet argent ?

Nous avons échangé très tôt avec Jérémie Berrebi, le fondateur de Kima Ventures avec Xavier Niel. L’idée lui a plu et il a rapidement décidé d’intervenir en Early Stage. La grande majorité des fonds ont été investis dans le développement technique, afin de proposer une solution fiable pour les éditeurs et valorisant au maximum le format vidéo. Nous avons pu lancer une version bêta en avril, et commencer la diffusion d’une centaine de campagnes vidéo dans une trentaine de jeux que nous avions sélectionnés. Début juillet, nous avons ouvert notre ad-exchange à tous les éditeurs. Pour en revenir sur l’intervention de Kima Ventures, il est notable que ce fonds, via son réseau, nous a permis de faire en 6 mois ce qui nous aurait normalement pris 2 ans.

Comment assurez-vous aux éditeurs que l’espace publicitaire est vendu au meilleur prix ?

Nous passons beaucoup de temps a nous connecter a un maximum de DSP et autres ad-exchanges vidéo. Nous essayons ainsi de disposer des meilleurs RPM sur le format vidéo. De plus, nous effectuons un revenue-sharing pour les éditeurs au-delà des 50%. Nous souhaitons que les éditeurs puissent dégager des revenus supplémentaires leur permettant de réinvestir dans leur jeu et ainsi développer leur audience.

Pourquoi avoir choisi la vidéo ?

La vidéo est l’un des formats publicitaires les plus impactant. Et les annonceurs, qui investissent de plus en plus sur internet, proposent des vidéos de qualité avec des aspects narratifs intéressants. De fait, certaines vidéos publicitaires peuvent s’apparenter à du contenu et bénéficient d’un très bon accueil de la part des joueurs. En outre, le potentiel de viralité d’une vidéo est considérable. C’est pourquoi nous sommes convaincus que ce format est parfaitement adapté aux jeux sociaux, à condition que sa diffusion ne pénalise pas l’expérience de jeu.

2013-07-18_182322 Avec quels DSP avez-vous connecté votre SSP ?

Notre ad-exchange respecte les standards de l’IAB, et nous avons pris contact avec les principaux acteurs du marché.

Pourquoi ne pas utiliser un SSP vidéo déjà présent sur le marché ? Qu’est-ce qui vous a poussé à monter le votre ?

Le domaine de jeux sociaux est très particulier, avec des contraintes fortes. Nous n’avons pas trouvé de briques techniques qui répondaient à nos attentes. Nous avons travaillé étroitement avec des éditeurs de jeux afin que notre solution puisse s’intégrer parfaitement dans l’expérience de jeu. Il fallait également que notre solution soit robuste, afin de pouvoir supporter les pics d’audience, notamment en début de soirée.

Pouvez-vous nous donner quelques chiffres sur le nombre de sites, de visiteurs uniques, le nombre d’impressions et sur le CPM moyen que vous avez observé lors des premiers tests ?

Actuellement, nous sommes intégrés au sein d’une trentaine de jeux, mais ce chiffre augmente toutes les semaines. Fin juin, nous avons été en mesure d’atteindre 5M de joueurs par mois dans une dizaine de pays. Nous avons une forte croissance, et vu que les jeux sociaux représentent la seconde activité sur Internet, nous avons une belle marge de progression. Concernant le CPM, celui-ci varie selon l’objectif de l’annonceur. Soit il est dans une logique de diffusion de masse, soit il cherche a cibler une audience très précise. De fait les CPM peuvent rapidement dépasser la dizaine d’euros.

Mobile et tablette, comment approchez-vous le multi-écran ?

Nous avons une stratégie axée sur le multi-écran. Le marché du jeux sur mobile et tablette est en plein essor et le marché publicitaire est également en train d’évoluer dans ce sens. Toutefois, les contraintes ne sont pas les mêmes, notamment en mode nomade. Nous tenons compte de ces spécificités afin de délivrer un message publicitaire impactant tout en respectant l’expérience utilisateur.



Partager sur :