La réalité du big data en Chine

novembre 6, 2015

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Le big data en Chine est une mine d’or encoure sous-exploitée: il n’y a en gros pour l’instant que le secteur des technologies de l’information et du digital qui a su saisir l’opportunité des données pour l’approfondir et la faire fructifier. Le South China Morning Post consacre une analyse très intéressante à la réalité du big data en China.

Baidu_big dataDans un pays où à peu près la moitié de la population de 1,3 mrds d’individus est connectée à Internet dont une écrasante majorité via des smartphones, il était naturel que les géants d’Internet soient les premiers à explorer les potentialités du big data. Celui-ci n’est autre qu’un volume impressionnant et mouvant d’informations générées par les activités en ligne des individus.

Le moteur de recherche n° 1 en Chine, Baidu, est le pionnier en la matière. E si ses activités d’analyse et de management de données de navigation ont été d’abord inhérentes à sa mission de moteur de recherche, très vite elles sont devenues une nécessité à son métier de vecteur d’inventaire pour les principaux annonceurs du pays. Le big data est en Chine ainsi très bien exploré dans un univers technologique pour servir les métiers du marketing et de la publicité. Alibaba, le géant du e-commerce, en atteste aussi, tout comme Tencent, le réseau social. Chacun le faisant à sa manière et selon ses spécificités.

Du reste, le big data demeure encore au stade de potentiel de croissance, de développement et d’utilité pour des secteurs tels que le bancaire, automobile, médical, scientifique et public. Non que rien ne s’y passe, bien au contraire. Mais les projets en cours dans le pays avec le big data sont peu nombreux eu égard aux besoins et possibilités. «  Le potentiel du big data en-dehors du secteur technologique est énorme. Malgré cette opportunité, les industries traditionnelles en sont encore loin. Une grande partie sont bien plus prudentes sur ce terrain et il leur manque l’infrastructure et les ressources humaines nécessaires aux projets de big data », analyse l’auteur de l’article.

Sur ce point, les compétences de collecte et de traitement des données soient déjà réunies dans le pays, ce qui est la base de tout projet de gestion de données à grande échelle explique Li Yang, professeur de marketing à Cheung Kong Graduate School of Business (CKGSB). Il leur manquerait cependant le plus important: les compétences d’analyse et d’application de ces informations de façon à les rendre agissantes, sources de développement et de retombées concrètes.

 

Lire ici l’article d’Ana Swanson dans le Le South China Morning Post.

 

LUL

 

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