La fraude en ligne concernerait 1% de toutes les publicités vidéo sur la toile

juillet 4, 2014

NoRobots-300x277Il y a un secteur de l’ad tech qui se délecte à surfer sur la vague de la fraude pour promouvoir ses offres et produits… et malheureusement on ne peut pas trop leur en vouloir puisqu’ils semblent bien être les seuls pour le moment à s’en préoccuper véritablement et à proposer des solutions. Car l’industrie elle-même ne se montre pas tout à fait mûre ni prête à s’accorder sur des standards qui permettraient de réduire sensiblement le fléau des fausses impressions.

Et en attendant, cette fois-ci c’est DoubleVerify qui dénonce l’existence d’une fraude considérable qui toucherait 1% de toutes les impressions vidéo négociées sur Internet. On parle désormais de vidéo, et non plus seulement de display donc.

L’ad tech explique le schéma, mais ne donne ni noms ni beaucoup de détails : de faux sites se cacheraient derrière des URL légitimes proposant des offres alléchantes, comme de placements « above the fold », du contenu à haute valeur comme la santé, les voyages, l’automobile et la mode et de fausses bannières de marques connues les légitimant. Mais en réalité, les publicités vidéo seraient in fine redirigées d’url en url vers de « mauvais » sites.

« Le masquage des URL a été dessiné pour tromper le marché en ligne et nous observons désormais ce leurre se déplacer très rapidement vers la vidéo », explique le CEO de DoubleVerify Wayne Gattinella. Ce n’est pas une grande surprise si l’on considère que la demande pour ce format est forte et que l’inventaire vidéo coûte cher.

L’ad tech avait déjà mesuré en effet les dégâts des fausses impressions sur le display, lorsqu’elle a dévoilé une étude il y a un an portant sur 1200 sites participant de ce genre de blanchiment de faux sites causant un préjudice estimé à $ 6,8 millions par mois.

Les sources de cette fraude n’auraient pas été identifiées, selon Gattinnella.

LUL