Formats mobile first et usage intuitif : les piliers de TabMo (suite de l’interview)

octobre 24, 2017

Usages mobiles.

Suite de l’interview de Renaud Biet et de Hakim Metmer co-fondateurs de la plateforme demand side (DSP) mobile TabMo. Pour voir la première partie cliquez ici.

TabMo s’est fortement développé depuis le lancement de sa plateforme DSP mobile first (Hawk) il y a deux ans, avec en plus la spécificité de proposer au marché des formats innovants. Où en êtes-vous aujourd’hui ? Quels sont vos challenges pour cette fin d’année et pour les mois à venir?

R.B.: Nos priorités dans l’immédiat sont la formation des agences média et des annonceurs à notre plateforme, le développement de notre équipe R&D pour continuer d’innover et d’adapter notre plateforme aux besoins de nos clients et la poursuite de notre internationalisation, notamment en Asie et en Amérique du Sud. Dans un premier temps, nous avons souhaité nous développer en Europe, en ouvrant des bureaux au Royaume-Uni et en Allemagne, qui sont les pays les plus matures pour l’utilisation d’un DSP en self-service. La levée de 4 millions d’euros [lire ici] que nous avons réalisée en 2016 nous a permis d’accélérer notre transition en self-service et de continuer de nous déployer à l’international, notamment aux États-Unis, à Los Angeles, à New York et à Chicago. TabMo c’est aujourd’hui 85 collaborateurs, dont 40 ingénieurs basés à Montpellier. Nous sommes la plus grosse R&D sur un DSP mobile indépendant, ce qui nous permet d’aller vite sur le développement de nouvelles fonctionnalités.

MobileH.M.: Nous sommes une grande société aujourd’hui, c’est vrai, mais nous voulons garder notre esprit « start-up » pour ce qui est de la dynamique d’innovation, qui ne doit jamais cesser. Une particularité de notre plateforme DSP est justement celle d’intégrer des modules de création, ce qui permet aux acheteurs sans aucune connaissance en graphisme de s’en servir pour leurs campagnes. Nous en proposons cinq sur la plateforme, dont le GPstore (drive to store), le MScroll (type canvas) et le SlideMotion (qui permet en un clic d’adapter au format vertical et de voir en plein écran, de gauche à droite, des vidéos au départ conçues pour la télévision). Et nous comptons bien continuer d’industrialiser certains formats. Tout cela simplifie énormément le processus créatif. Un autre aspect important est que notre plateforme est très intuitive et ça compte beaucoup. L’acheteur n’a pas besoin de connaissance particulière pour pouvoir s’en servir. Certains DSP du marché sont beaucoup trop complexes à manipuler.

Votre plateforme fonctionne donc selon le modèle SaaS. Mais si je suis un professionnel travaillant pour l’annonceur, n’étant ni agence ni trading desk, et que je ne dispose pas de connaissances techniques, est-ce que je peux travailler directement avec vous?

R.B.: C’est possible pour des annonceurs pure players qui disposent des ressources pour ça, qui sont matures depuis plusieurs années et qui ont fait le choix depuis longtemps d’intégrer le programmatique comme une vraie démarche de long terme. Les agences médias doivent encore accompagner les annonceurs sur ces sujets, et nous nous concentrons sur elles. Les agences média ont décidé d’utiliser des DSP mobiles pour répondre à la migration des audiences du desktop vers le mobile. L’écosystème est passé du cookie au device ID, du cyber GP à la géolocalisation et l’utilisation de coordonnées GPS, avec un ciblage beaucoup plus précis, sans compter l’utilisation de normes créatives spécifiques à l’écran mobile. TabMo a su anticiper cette migration.

Propos recueillis par Luciana Uchôa-Lefebvre

(Images : Shutterstock.)

 

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