Ad block: comprendre les utilisateurs avant de les convaincre de changer. L’offre d’Adback (itw)

septembre 21, 2016

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En matière de solution contre l’usage des logiciels bloqueurs de publicité, une start-up française innove en proposant un outil et une vision a priori non-conformiste mais respectueuse des utilisateurs, stratégique, anti-« courtermiste », abordant le sujet dans sa globalité. De la collecte des données à la définition de profils de bloqueurs et de stratégies diverses et adaptées à chacun, Adback cherche à accompagner aussi bien les éditeurs, que les annonceurs et les marques. Petit tour d’horizons sur le sujet toujours aussi urgent de l’adoption d’ad blockers avec Antoine Ferrier-Battner, co-fondateur de l’entreprise.

Adback_AFVous êtes en mesure d’identifier les audiences qui bloquent des publicités et d’offrir à l’éditeur un moyen de les faire changer d’avis. Comment procédez-vous ?

Nous avons une approche globale et compréhensive : nous regardons l’écosystème publicitaire en allant de l’annonceur à l’utilisateur. Nous travaillons aussi bien pour les éditeurs que pour les agences et les annonceurs, car c’est un sujet global qui ne concerne pas que les éditeurs. Notre technologie créé un script unique par site avec des domaines aléatoires. L’éditeur pose ce script sur son site, ce qui permet aux informations de remonter sur l’interface en temps réel, parmi lesquelles le taux d’ad blockers des visiteurs uniques. C’est là la raison d’être d’Adback : identifier, comprendre l’utilisateur. Ceci est très important, parce que la plupart des outils identifient les pages vues bloquées, mais pas les visiteurs uniques qui bloquent. Cette information permet d’avoir le nombre de pages vues par utilisateur qui bloque les publicités et de le comparer avec ceux qui ne les bloquent pas. On peut aussi savoir si l’utilisateur a bloqué ou débloqué son adblocker dans les sept derniers jours, ce qui est important pour mesurer la répercussion des actions de sensibilisation des éditeurs: débloque-t-il son outil uniquement sur le très court terme pour le réactiver après où maintient-il le déblocage sur du plus long terme ? Il y a aussi la répartition géographique, les pages vues par jour, etc. Un autre point essentiel mais méconnu: quand un adblocker bloque la publicité, il bloque aussi tous les éléments dits 3rd party, comme les plateformes de gestion de données (DMP) mais aussi et notamment les outils d’analytique, à tel point qu’entre 5 % et 10 % des utilisateurs sont de véritables fantômes, car ils ne rentrent pas dans les statistiques des traqueurs (comme Google analytics, At internet,  etc.).

Quelles sont les informations que vous êtes en mesure d’identifier ?

Nous réunissons des informations qui nous permettent de dresser un profil des utilisateurs. Nous pouvons repérer : le taux de blocage, le contexte de navigation (par exemple, quelles pages l’utilisateur visite, durant combien de temps et à quelle fréquence), le navigateur, le système d’exploitation, la langue, le referer (c’est-à-dire l’origine du trafic, s’il vient des moteurs de recherche, en accès direct, des réseaux sociaux…). Toutes ces informations sont essentielles pour le choix des méthodes servant à entrer en contact avec les bloqueurs de publicités par la suite.

Que se passe-t-il après ?

Une fois que nous avons ces informations nous créons des profils d’utilisateurs spécifiques. Par exemple, le geek anti-pub, l’anti-pub prêt à financer le contenu, l’utilisateur qui pioche et qui repart, etc. Pour chaque profil il y a un message, un traitement différent. Ces messages sont configurables et personnalisables intégralement par l’éditeur: nous définissons un modèle, des suggestions qu’il modifiera comme il le souhaite.

Adback_dashboardVous proposez donc plutôt un outil technologique, laissant à chaque acteur le soin de définir une stratégie ?  

Nous faisons des recommandations, mais nous ne choisissons pas à la place de nos clients. D’ailleurs nous ne sommes pas intéressés financièrement au choix des méthodes d’engagement de l’utilisateur.

Mais est-ce que vous aidez l’éditeur dans sa réflexion de comment s’adresser à ces utilisateurs ?

Notre rôle est d’aider à la décision : bien analyser pour bien choisir.  C’est tout le principe de l’outil.

La suite de l’interview d’Antoine Ferrier-Battner, co-fondateur d’Adback sera publiée après-demain.

Propos recueillis par Luciana Uchôa-Lefebvre

(Images :  Adback.)

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